Peñíscola est une petite ville fortifiée bâtie sur un promontoire rocheux, à l’extrémité nord de la côte de Castellón. Son château, érigé par les Templiers sur une ancienne alcazaba arabe puis devenu le siège papal de Benedicto XIII, est classé monument national depuis 1931, et la ville ceinte de remparts qui l’entoure est un ensemble historique protégé depuis 1972. Pour un acheteur, le fait essentiel est une question d’échelle : moins de neuf mille personnes y vivent, dans une ville dont la notoriété dépasse de loin sa population.
Pour sa taille, la ville est aussi remarquablement internationale. Le recensement annuel de 2025 dénombre 8 748 résidents, dont 2 554 de nationalité autre qu’espagnole, soit près de trois habitants sur dix. Les citoyens de l’Union européenne constituent le groupe le plus important, les nationalités les plus représentées étant marocaine, roumaine et française, tandis que les résidents britanniques sont à peine une centaine. Aucune communauté ne prédomine.
Le marché évolue rapidement. Le rapport de juillet 2026 d’Idealista fait état d’une forte hausse des prix de vente sur l’année, plus rapide qu’à Benicàssim ou Oropesa del Mar, la moyenne municipale se situant au-dessus de celle d’Oropesa et en dessous de celle de Benicàssim. La municipalité atteint son record de prix historique, et juillet 2026 est le premier mois d’application de la nouvelle méthodologie d’Idealista, qui, selon le portail, préserve la comparabilité des données. Seuls cinq des sept quartiers répertoriés affichent des prix, et la vieille ville n’en fait pas partie.